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Sophie Nicoli

OSTÉOPATHE POUR ANIMAUX 

06.18.54.02.96

s.nicoli@hotmail.fr

N° SIRET : 848 032 140 00016

DÉFINITION

C’est aux Etats-Unis que naît, il y a maintenant plus d’un siècle, une nouvelle thérapie qui a alimenté pendant très longtemps d’importantes polémiques entre les pratiquants d’une médecine classique symptomatique et ceux issus d’un courant novateur basé sur la physiologie et la mécanique du corps humain. Cette nouvelle médecine c’est l’ostéopathie. Reposant sur une approche thérapeutique manuelle globale elle permet de restaurer l’équilibre du corps. L’ostéopathie s’appuie sur des connaissances approfondies en anatomie et en physiologie dans le but de soigner les causes des troubles et maladies et non leurs symptômes. Toute altération ou dégradation de la fonction des composantes concernées du système somatique : les structures squelettiques, articulaires, et myofasciales, ainsi que les éléments vasculaires, lymphatiques et neurologiques corrélés peut provoquer un déséquilibre de l’état de santé et conduire à la maladie. Dans une approche systémique et après diagnostique ostéopathique, l’ostéopathe effectue des mobilisations et des manipulations pour la prise en charge des dysfonctions ostéopathiques du corps afin de l’aider à retrouver son harmonie

         « Ma science ou ma découverte naquit au Kansas à l'issue de multiples essais, réalisés à la frontière, alors que je combattais les idées pro-esclavagistes, les serpents et les blaireaux puis, plus tard, tout au long de la guerre de Sécession et jusqu'au 22 juin 1874. Comme l'éclat d'un soleil, une vérité frappa mon esprit : par l'étude, la recherche et l'observation, j'approchai graduellement une science qui serait un grand bienfait pour le monde. »

A.T. Still

UN PEU D'HISTOIRE

             La naissance de l’ostéopathie remonte à la deuxième moitié du XIXème siècle, période à partir de laquelle se sont développées les connaissances dans le domaine du diagnostic et de la thérapeutique. À cette époque, les États-Unis rassemblent 24 états tous situés dans le tiers Est du territoire américain. Les terres du centre et de l’Ouest ne sont pas encore colonisées. Ce sont des terres inhospitalières, au climat très rude, livrées au règne animal et peuplées de quelques tribus amérindiennes dont les Shawnees. Les pionniers, ces Hommes venus pour défricher ces contrées sauvages et en quête d’une situation meilleure ont une situation difficile et vivent avec peu de choses voire avec rien. Ils ont appris à se essentiellement à base de plantes, de racines, de vieux remèdes populaires familiaux ou préparés par des médecins indiens locaux. Cependant, cette médecine est pour la plupart du temps inefficace. Les patients sont souvent saignés jusqu'à l’inconscience 

débrouiller seuls pour gérer la santé. Leur médecine est essentiellement à base de plantes, de racines, de vieux la

essentiellement à base de plantes, de racines, de vieux remèdes populaires familiaux ou préparés par des médecins indiens locaux. Cependant, cette médecine est pour la plupart du temps inefficace. Les patients sont souvent saignés jusqu'à l’inconscience et purgés à l’aide de calomel jusqu'à présenter des signes d’empoisonnement au mercure accompagnés de salivation. Il faut du courage pour endurer ces pratiques ce qui vaut à cette médecine d’être appelée médecine héroïque. Progressivement, une résistance se développe faces à ces pratiques qui sont peu à peu délaissées au profit d’autres drogues telles que l’opium, la cocaïne et l’alcool qui hélas entrainent la dépendance et la fidélité du patient. La plus sûre des thérapeutique à cette époque est sans doute de ne rien faire. C’est dans ce contexte que nait Andrew Taylor Still.

ANDREW TAYLOR STILL

Né le 6 aout 1828 à Jonesboro dans le compté de Lee en Virginie, il est le fils d’Abram Still, médecin, prêcheur et méthodiste, et de Marta Moore. Le jeune Still reçoit une éducation simple et apprend beaucoup de son père. Très tôt passionné par la vie animale, il raconte avoir découvert l’anatomie en disséquant des animaux morts et ainsi avoir énormément appris sur l’organisation du corps vivant. En 1844 il commence des études de médecine et de chirurgie dans le Missouri. Il devient « médecin » itinérant, et dissèque des centaines de cadavres. Capitaine de cavalerie pendant la guerre de Sécession (1861-1865), il s’engage en tant que médecin et chirurgien, et défend ses idées anti-esclavagistes. Au cours de cette période, il approfondit encore ses connaissances en anatomie et il va de plus en plus rejeter l’usage des drogues et des produits toxiques employés par la médecine de l’époque. 

Andrew Taylor Still se remet lui-même particulièrement en question en 1865 lorsque quatre membres de sa famille, dont trois de ses enfants, meurent d’une méningite cérébro-spinale. Au-delà de sa souffrance personnelle, il est traumatisé par l’incapacité des médecins à sauver ses enfants. Il pense donc abandonner la médecine mais finalement cette épreuve sera pour lui un puissant stimulus dans sa quête vers une autre médecine. Il passe donc les dix prochaines années de sa vie à faire des recherches. En 1874, alors qu’il ausculte un enfant atteint de dysenterie il remarque que son dos est chaud et peu mobile alors que son ventre est froid. Il comprend qu’en relâchant les muscles et en ramenant la chaleur vers les intestins, les symptômes disparaissent. Il parvient à sauver cet enfant d’une issue fatale, et bien d’autres. Il devient alors évident pour Still que les fièvres et les maladies sont des effets produits par des causes primaires mécaniques : le concept ostéopathique est en train de naître. Il choisit l’Université de Baldwin au Kansas pour présenter ses recherches mais essuie un refus de la part de ses Pères. Le 22 Juin 1874, il déclare « avoir été atteint non pas au cœur, mais au pôle de la raison » en découvrant ce qu’il nommera l’ostéopathie. Il en établit les grands principes jusqu'en 1878, et guérit avec ses mains de nombreuses maladies, certaines même qualifiées d’incurables. En 1892, il fonde le premier collège d'ostéopathie : l’American School of Osteopathy, à Kirksville. Ses premiers étudiants sont des scientifiques et des médecins, et ses enfants font partie des premiers diplômés. Sept ans après, l’école compte 150 étudiants, et plus de 30 000 traitements ont été pratiqués dans le dispensaire rattaché à celle-ci. Sa réputation est grandissante et les gens viennent de loin pour s’y faire traiter. À partir de 1898, Still, se retire de l'enseignement et de la pratique ostéopathique pour écrire, et le 12 décembre 1917, le vieux docteur meurt à l’âge de 89 ans.

C’est à cette même époque que l’un de ses élèves, J.M. Littlejohn, originaire de Grande Bretagne, retourne à Londres pour y fonder The British School of Osteopathy. Cette école sera à l’origine de tout un courant ostéopathique en Europe.

         « Keep it pure boys, keep it pure. »

A.T. Still

LES CONCEPTS

Fondée sur des principes biologiques et intimement reliée à la structure de l’organisme, la philosophie ostéopathique de Still est holistique et met d’avantage l’accent sur la santé que sur la maladie. Il croit en la perfection du corps et de cette croyance ont découlé quatre principes englobants et mutuellement reliés.

LE CORPS EST UNE UNITÉ, LA PERSONNE EST UNE

UNITÉ DU CORPS, DE L'ÂME ET DE L'ESPRIT 

 

Le docteur Still considère l’individu dans sa totalité et toutes les parties sont reliées entre elles par l’intermédiaire de tissus organiques qui le composent. Caractérisé par un corps, une âme et un esprit unifiés en un tout, l’organisme est vu comme une unité fonctionnelle indissociable où l’ensemble des systèmes (musculo-squelettique, vasculaire, lymphatique, endocriniens, nerveux, etc) fonctionnement en synergie et oeuvrent sans cesse au maintient de sa vitalité. Ainsi, toute perturbation au niveau d’une structure de l'organisme engendre un déséquilibre de l'organisme tout entier. Son harmonie s’en trouve perturbée et le traitement doit donc s’appliquer à retrouver non seulement la fonction de la partie atteinte mais aussi la balance de l'organisme entier.

LA STRUCTURE ET LA FONCTION SONT EN RELATION MUTUELLE

Il existe une interrelation entre la structure et la fonction. Cela signifie qu’une modification de la structure d’un organe (muscle, articulation, viscère, etc) va influer sur son fonctionnement et qu’à l’inverse, un fonctionnement anormal d’un organe va altérer sa structure. Pour exemple, un nerf gêné ou comprimé dans son parcours (altération de sa structure) aura sa fonction de transmission altérée. Réciproquement, l’immobilisation d’un membre sur plusieurs semaines (perte de fonction) entrainera une fonte musculaire (altération de la structure) de ce même membre.

    LE CORPS POSSÈDE DES MÉCANISMES D'AUTORÉGULATION, D'AUTO-GUÉRISON ET DE CONSERVATION DE LA SANTÉ

 

Le sang transporte tous les éléments qui permettent à l'organisme de fonctionner et de rester en bonne santé. Il doit pouvoir circuler librement dans tous le corps. En cas d’entrave de la circulation sanguine, d’un ralentissement ou d’un arrêt, les éléments nutritionnels indispensables à l’organe ne seront plus apportés ou en quantité moindre ce qui provoquera son affaiblissement et donc une diminution de ses fonctions. Il sera alors plus vulnérable aux contaminations infectieuses et de là, la maladie s’installera. C’est pourquoi l’intégrité des systèmes circulatoires, que sont le sang et la lymphe, est indispensable à la vie.

    LE RÔLE DE L'ARTÈRE EST SUPRÊME

 

Le sang transporte tous les éléments qui permettent à l'organisme de fonctionner et de rester en bonne santé. Il doit pouvoir circuler librement dans tous le corps. En cas d’entrave de la circulation sanguine, d’un ralentissement ou d’un arrêt, les éléments nutritionnels indispensables à l’organe ne seront plus apportés ou en quantité moindre ce qui provoquera son affaiblissement et donc une diminution de ses fonctions. Il sera alors plus vulnérable aux contaminations infectieuses et de là, la maladie s’installera. C’est pourquoi l’intégrité des systèmes circulatoires, que sont le sang et la lymphe, est indispensable à la vie.

         « Le corps de l’homme est le drugstore de Dieu, et l’on y trouve tous les liquides, drogues, huiles lubrifiantes, opiacées, acides et anti-acides, et tous les remèdes qui lui ont semblé nécessaire au bonheur de l’homme et à sa santé. »

A.T. Still

LES TECHNIQUES

Les techniques utilisées en ostéopathie animale sont nombreuses et peuvent être classées en quatre grandes catégories. La maîtrise de toutes ces différentes techniques permet à l’ostéopathe de choisir celles qui conviennent le mieux à son patient autrement dit de s’adapter à ses besoins selon son schéma corporel et l’origine des dysfonctions relevées. En effet, plusieurs critères sont à prendre en compte dans le choix d’une technique : l’âge de l’animal, son comportement, ses antécédents cliniques, l’état de ses tissus et de ses éventuelles pathologies, etc.

LES TECHNIQUES STRUCTURELLES 

 

L’ostéopathie structurelle est basée sur des mobilisations ; le but étant de redonner du mouvement à une articulation afin de retrouver une amplitude articulaire symétrique.  Les techniques utilisées sont deux deux ordres :

  • les techniques Haute Vélocité Basse Amplitude (HVBA) appelées également « thrust » : elles s’adressent directement aux structures articulaires et un bruit ou un craquement peut être perceptible lors de la manipulation

  • les techniques myotensives dites aussi d’énergie musculaire se basent sur des contractions musculaires et des relâchements visant à libérer les tensions musculaires qui génèrent une perte de mobilité articulaire. Elles permettent de redonner de la souplesse dans les tissus et de l’amplitude aux articulations.

LES TECHNIQUES CRÂNIO-SACRÉES​

Les os du crâne sont articulés entre eux au niveau de sutures. Leur orientation bien précise leur permet une certaine mobilité. Ce mouvement est appelé Mécanisme Respiratoire Primaire (MRP) et ce transmet jusqu’au sacrum via la dure-mère (manchon qui enveloppe la moelle épinière et qui tapisse le crâne). Un certain nombre de tensions peut prendre naissance depuis les différents segments osseux qui composent le crâne et s'exprimer localement par des otites, sinusites, migraines, etc. ou à distance par des troubles digestifs… Les techniques crânio-sacrées intéressent donc la boite crânienne dans son ensemble, la colonne vertébrale ainsi que le sacrum. Elles sont très douces et ont pour objectif d’évaluer et d’améliorer le fonctionnement du système crânio-sacral.

LES TECHNIQUES VISCÉRALES​

Les techniques viscérales sont des techniques passives. L'ostéopathe va investiguer les différentes cavités qui contiennent les organes (viscères) en posant ses mains sur le thorax, l'abdomen, et le bassin et vérifie que tout cet ensemble soit mobile. :

  • les organes thoraciques : le coeur et les poumons

  • les organes de la cavité abdominale : le tube digestif, les organes de la digestion et le système rénal

  • les organes de la cavité pelvienne : le système uro-génital.

À la suite d’un traumatisme, d’opération chirurgicale, d’infection mais aussi, sur du long terme, d’une mauvaise alimentation, un organe peut perdre de son élasticité et de sa motilité. Des tensions viscérales peuvent entrainer des douleurs au niveau de la colonne vertébrale, des troubles digestifs, urinaires ou autres. Les manipulations viscérales s'intéressent autant aux tissus qui entourent les organes (plèvre, péricarde, péritoine) aux moyens de fixité (épiploons, mésos, ligaments), à leur perfusion (nerveuse, artérielle, veineuse et lymphatique), qu'à l'environnement de l'organe au sein de sa cavité. Les manipulations viscérales ont ainsi des répercussions sur l’ensemble du corps et sont donc intéressantes dans un traitement ostéopathique.

AUTRES TECHNIQUES​

D’autres techniques, qui ne rentrent pas dans les 3 catégories précédemment citées, peuvent être utilisées en ostéopathie animale. Parmi elles on trouve : les techniques réflexes, les techniques d’étirement, les techniques vibratoires, les massages, le micro-pompage, la décompaction, etc.

         « Pour qui réfléchit, le comble du bonheur est de comprendre ce qui est compréhensible et de respecter ce qui ne l’est pas. »

Goethe